Retrouver la trace d’instruments spoliés pendant la Shoah : L’historienne Pascale Bernheim de l’association « Musique et Spoliations » au micro d’Ilana Ferhadian
Le point sur la trace des instruments spoliés est vraiment important, parce qu’on pense souvent aux œuvres, mais les instruments ont aussi une histoire matérielle qui a été dispersée, vendue, parfois effacée. J’aime bien qu’elle parle de “trace” plutôt que de simple inventaire, ça dit bien le boulot de recoupement, d’archives, de bouts d’indices. J’ai déjà vu des recherches de provenance où un numéro de série ou une facture jaunie change tout, et là sur la musique ça doit être encore plus fragile. Ce genre de travail remet un peu de chair dans des pertes qui restent souvent abstraites.
Je suis d’accord sur le fait que la “trace” est plus parlante qu’un simple inventaire. Dans mes potes en collectage, on voit vite que la provenance tient parfois à un détail tout bête : une facture, un tampon, voire un numéro sur la caisse, et après ça se propage dans les archives comme une piste audio. Là, si on ne suit que les œuvres, on perd justement la matière, le circuit, et les gens qui ont manipulé l’instrument avant et après. Du coup j’aime bien qu’elle insiste sur le recoupement, parce que sans ça on finit avec des histoires “propres” mais fausses.
Le point sur la trace des instruments spoliés est vraiment important, parce qu’on pense souvent aux œuvres, mais les instruments ont aussi une histoire matérielle qui a été dispersée, vendue, parfois effacée. J’aime bien qu’elle parle de “trace” plutôt que de simple inventaire, ça dit bien le boulot de recoupement, d’archives, de bouts d’indices. J’ai déjà vu des recherches de provenance où un numéro de série ou une facture jaunie change tout, et là sur la musique ça doit être encore plus fragile. Ce genre de travail remet un peu de chair dans des pertes qui restent souvent abstraites.
Je suis d’accord sur le fait que la “trace” est plus parlante qu’un simple inventaire. Dans mes potes en collectage, on voit vite que la provenance tient parfois à un détail tout bête : une facture, un tampon, voire un numéro sur la caisse, et après ça se propage dans les archives comme une piste audio. Là, si on ne suit que les œuvres, on perd justement la matière, le circuit, et les gens qui ont manipulé l’instrument avant et après. Du coup j’aime bien qu’elle insiste sur le recoupement, parce que sans ça on finit avec des histoires “propres” mais fausses.